Dans
la lignée de la collection " 1001 secrets... ", Prat propose une
nouvelle collection au ton personnel et complice, cultivant une grande
proximité avec le lecteur (ton, style, accroches, partage de souvenirs
personnels...). Destiné à tous ceux qui sont nés en 1963 - mais bien d'autres années sont évidemment disponibles - :
un livre-cadeau à offrir et à s'offrir, qui suscite l'émotion, la
nostalgie avec des photos et des souvenirs, de la naissance à 25 ans,
des premiers pas aux premières fois !
Pour retrouver la
saveur de son enfance : mode, vie quotidienne, jeux, marques, musique,
séries télévisées, événements marquants, anecdotes emblématiques... Tout
ce qui a marqué les années de jeunesse, à la maison ou à l'école, entre
amis ou en famille.
Loin
des condensés de culture générale, des grandes dates ou des événements à
retenir, il fait bon se rappeler un moment personnel qui devient celui
d'une génération, faire d'un souvenir collectif une anecdote qui touche
chacun. Des textes sympathiques et drôles, très faciles à lire,
accompagnés de publicités d'époque, de citations typiques...
Chacun
pourra vivre ou faire vivre un moment de détente avec un quiz (paroles
de chansons, répliques cultes de cinéma...) et des espaces
personnalisables (photo à coller, souvenirs personnels à noter...).
Actuellement la collection très récente concerne les années se terminant par 3 et par 4 mais d'autres années suivront très rapidement.
Collection : De nos premiers pas à nos premières fois, date de parution : 24 octobre 2013, 64 pages. Prix : 7,90 euros. Prat Editions.
correspondances
et notes de Louis Audouin-Dubreuil sur les fronts de France et d’ailleurs
Le lecteur
connaît Louis Audouin-Dubreuil : c’est l’explorateur qui avait conduit les
Missions Citroën sur les pistes d’Afrique et d’Asie et le vieux Saharien
guettant l’aube au sommet de son bordj dominant l’oasis de Timimoun. On n’avait
cependant jamais évoqué jusqu’à ce jour le cavalier du 10e régiment des
hussards. Voici le chaînon manquant à ce parcours, quatre années d’une
expérience de vie dure, douloureuse, passionnante qui forma l’homme qu’il
devint.
En
septembre 1914, il combat sur la Marne, puis dès le mois d’octobre, il
descend avec ses hommes dans les tranchées du front d’Artois. En 1915-1916, il
est à Verdun, au Four de Paris, puis au bois de Malancourt. À la fin de l’été
1916, il rejoint sur l’Yser les fusiliers marins dans les tranchées des polders
belges. En janvier 1917, à l’École d’aviation d’Avord, il s’initie au
pilotage des premiers appareils de guerre. Jusqu’à la fin des hostilités, il
est affecté dans l’aviation tunisienne des « Territoires du Sud »,
sur la frontière libo-tunisienne fréquemment attaquée par les Senoussis
révoltés.
En proposant
l’intégralité des correspondances et des notes de guerre de son père, de sa
famille et de ses amis, Ariane Audouin-Dubreuil effectue un véritable devoir de
mémoire. Après avoir retrouvé dans les archives familiales ces documents
extraordinaires, elle a décidé de partager les carnets de notes, prises quasi
quotidiennement à l’encre noire, rouge et au crayon, sur un mini-calepin, sur
des feuillets de papier de soie ou de brouillon, les lettres entre un fils et
sa mère, un jeune homme et ses compagnons d’armes… Ces textes restituent une
vérité, une réalité de l’instant vécu : peu de lignes parfois mais
intenses, dramatiques, banales, drôles. Elles sont reproduites intégralement
car elles sont apparues comme indissociables des correspondances qu’elles
viennent compléter.
Format :
140 x 200mm, 312 pages, souple, à paraître le 6 novembre, EAN/ISBN :
9782723496452. Prix TTC : 19.50 euros.
2014 marquera le centième anniversaire du début de la Grande Guerre, la
Première Guerre mondiale. Il faut se souvenir de ce drame terrible qui a
déchiré durant de longues années l’Europe et conduit à la tombe des millions
d’hommes fauchés en pleine jeunesse. Faut-il donner des chiffres ?
Dresser un bilan ? L’événement tragique semble aujourd’hui hors de
notre portée. Aussi , laissons de côté les chiffres, les répercussions
politiques ou économiques, incommensurables qui pesèrent sur le vieux continent
à jamais dévasté lorsque les armes se turent et penchons nous sur ceux de 14
dont la collection Points à sélectionner quatre titres incontournables.
Ceux de 14, Maurice Genevoix
Un récit de guerre terriblement humain
Très grièvement blessé lors de la guerre de 1914-1918, Maurice Genevoix
rassemble ses souvenirs de soldat. Il n’avait que 24 ans lorsqu’il prit le
commandement d’une compagnie en août 1914. Tandis que se tissaient des
relations faites d’entraide et de peur, il fit face à l’horreur des combats,
des cadavres mutilés, de l’inimaginable. Notez encore que la série Ceux de
14, adaptée du roman par Olivier Schatzky, sera diffusée sur France 3
début 2014 et comprendra six épisodes de 52 minutes.
« Rédigé presque sur le vif, ce journal de guerre frappe par son absence de
fioritures. Les dialogues sonnent si juste que la censure militaire les
caviarda. » (Lire)
800 pages, 9,00€
Maurice Genevoix (1890-1980) a combattu pendant la Première Guerre mondiale.
Prix Goncourt pour Raboliot, il a été élu à l’Académie française en
1946.
Des garçons d’avenir, Nathalie Bauer
Ceux qui tentent de survivre à l’enfer
En 1915, Raymond Bonnefous, étudiant en médecine, part pour l’enfer des
tranchées. Aux postes de secours, où défile l’effarant cortège de blessés et de
mutilés, avec ses amis
médecins, il soulage au mieux la souffrance. Par leurs bavardages complices,
leurs repas
gargantuesques, leurs escapades à Paris et leurs amourettes, ces « garçons
d’avenir »
préservent leur amour de la vie.
Sélectionné pour le prix Femina 2011 et le prix des Libraires Fnac 2011.
« Un roman magique et généreux sur un aspect méconnu de la Première Guerre
mondiale. » (La Croix)
« Avec ce troisième roman, Nathalie Bauer se révèle une grande romancière. » (Télérama)
408 pages, 7,70€
Traductrice de l’italien, docteur en histoire, Nathalie Bauer publie ici son
troisième roman, inspiré par les témoignages écrits de son grand-père sur la
Grande Guerre.
Comme neige au soleil, William Boyd
Une guerre ubuesque
Au pied du Kilimandjaro retentit l'écho lointain d'un attentat à Sarajevo…
Colons, fermiers
et militaires se jettent avec ardeur dans la guerre, persuadés qu’elle ne
durera pas : il fait bien trop chaud pour se battre ! Pourtant, quatre ans plus
tard, l'armée allemande d'Afrique n'a toujours pas capitulé… car personne ne
lui a ordonné de le faire.
155 000 exemplaires vendus chez Points depuis 1986 : un des
plus grands succès de William Boyd en poche.
« Achetez ce livre ! Si vous ne l’aimez pas, je vous rembourserai ! » (Bernard Pivot)
« Boyd nous offre une version guignolesque du plus grand cataclysme du XXe
siècle. » (L'Express)
460 pages, 8,00€
Né au Ghana en 1952, William Boyd a enseigné la littérature à Oxford. Tous
ses romans, dont L’Attente de l’aube et Orages ordinaires, sont
disponibles en Points.
Toutes ces vies qu’on abandonne, Virginie Ollagnier
L’Histoire à hauteur d’homme
En 1918, l’armistice est signé, mais les trains continuent à ramener du
front des hommes meurtris. L’un d’eux, soldat anonyme au visage émacié, semble
ne pas vouloir se réveiller.
Est-ce l’étrange beauté de ce corps muet qui éveille les sentiments de
Claire ? Ou sa détermination à soulager les souffrances ? De confessions
timides en aveux fervents, la jeune infirmière et l’inconnu se découvrent…
Prix Jean-Monnet des lycéens en 2007.
« On tombe sous le charme d'une ambiance, d'une pétillance d'esprit. » (Le Matricule des anges)
« Le lecteur souffre avec cet homme qui pourrait être une allégorie de
l’écrivain, enclos dans un corps sans cesse submergé d’émotions et traversé de
phrases. Pari romanesque réussi. » (Le Figaro littéraire)
288 pages, 7,20€
Née à Lyon en 1970, Virginie Ollagnier est formatrice et scénariste de la
bande dessinée Kia Ora. Deux de ses romans, Toutes ces vies qu’on
abandonne et L’Incertain, sont disponibles en Points.
Embarquement immédiat à bord des bateaux des grands explorateurs !
Ils ont pour noms de baptême la Santa Maria, la Boussole, le Golden Hind, la Calypso, Tara.
Tous ces bateaux ont pour point commun d’avoir découvert de nouvelles
terres, de nouvelles mers, et ainsi d’avoir repoussé les limites de
notre horizon. Sans eux, Christophe Colomb n’aurait pas découvert
l’Amérique, La Pérouse ne se serait pas aventuré dans les îles du
Pacifique, Francis Drake n’aurait pas fait son tour du monde, Cousteau
n’aurait pas exploré le fond des océans, Jean-Louis Étienne n’aurait pas
mené à bien ses explorations scientifiques en Antarctique.
Bateaux
phéniciens, drakkars, caravelles, galions, goélettes : à travers une
vingtaine de portraits de bateaux mythiques, Jean-Benoît Héron nous
raconte l’histoire des explorations maritimes. Il nous emmène à bord des
embarcations des grands explorateurs et nous fait partager la vie de
ces aventuriers des mers, qu’ils s’appellent Phyteas, Magellan, James
Cook ou Thor Heyerdahl. Ses dessins à l’aquarelle, d’une précision et
d’un réalisme absolument remarquables, font de ce petit livre un grand
ouvrage signé Jean-Benoit Héron.
Mon avis : Une chanson disait : Quand je vois passer des bateaux, j'ai envie de me foutre à l'eau...
Quand on rêve à ces grands vaisseaux qui ont fait l'histoire du monde,
comment ne pas être fasciné ? Comment ne pas avoir envie de monter à
bord ? Entendre le craquement du bois, recevoir ces embruns de mer,
percevoir le sifflement rageur du vent dans les voiles, la tiédeur des
alizés à la saveur vanillée. Petit livre largement illustré par l'auteur
et d'un format pratique, il n'a pas fini de vous faire voyager. Bienvenue à bord !
Ces bateaux qui ont découvert le monde de Jean-Benoit Héron (Edition Glénat, Chasse Marée)
Univers: La mer
Type: Beau livre
Collection: Histoire maritime, Format : 120 x 190 mm, 128 pages, Façonnage: Souple
A paraître le 30.10.2013, EAN/ISBN : 9782723497343
Mérovingiens, Carolingiens,
Capétiens, Valois et Bourbons, cet ouvrage complet et richement illustré
présente les dynasties françaises qui ont régné pendant près de 1400
ans sur notre pays.
Découvrez
comment la royauté s’est construite et a évolué, façonnant à tout
jamais l’Histoire de France. Défenseurs de leur terre et de leurs
sujets, luttes pour le pouvoir et pour la gloire, les rois fascinent par
leur grandeur et par les mystères qui entourent leur vie privée. Des
origines de la monarchie française, au triomphe du Roi-Soleil, les
grandes dynasties françaises n'auront plus de secret pour vous !
Mérovingiens
: aux origines de la monarchie française, Mérovingiens, Carolingiens,
Capétiens, Valois et Bourbons, cet ouvrage complet et richement illustré
présente les dynasties françaises qui ont régné pendant près de 1400
ans. Découvrez comment la royauté s’est construite et a évolué, façonnant à tout jamais l’Histoire de France.
Défenseurs de leur terre et de leurs sujets, luttes pour le pouvoir et pour la gloire, les rois
fascinent
par leur grandeur et par les mystères qui entourent leur vie privée.
Des origines de la monarchie française, au triomphe du Roi-Soleil, les
grandes dynasties françaises n'auront plus de secret pour vous !
Mérovingiens : aux origines de la monarchie française
Carolingiens : A la conquête de l’Occident
Capétiens : La Fondation du Royaume de France
Valois : Du Moyen-Âge à la Renaissance
Bourbons : Les Lis et le Soleil
Mon
avis : Ouvrage collectif remarquable qui ravira tous les passionnés
d’Histoire sans exception. La royauté en France, c’est une large part de
l’histoire de notre pays. Pourtant, elle est la plus méconnue et ce
livre est là pour apporter un éclairage nouveau sur tous ces rois qui
ont fait la France.
Diffusion Glenat Livres, publié dans la collection L’Histoire de France, 464 pages. Format : 235 x 281 mm. Façonnage : Cartonné. Prix TTC : 39,00 €. A paraître le 23 octobre 2013.
Redécouvrez la Croisière Jaune à travers les souvenirs inédits des explorateurs de l’époque.
L'expédition
Citroën Centre-Asie constitue l'une des aventures les plus
exceptionnelles du XXe siècle. 42 hommes courageux, prêts à affronter
tous les obstacles de la nature, tous les dangers, s'engagèrent
délibérément dans une Asie centrale alors profondément troublée, sur un
parcours de plus de 13 000 km entre Beyrouth, Pékin et Saïgon. Ils
remontèrent ainsi l'antique route de la soie, en franchissant les hauts
cols du Karakorum dans l'Himalaya.
Pour raconter cette expédition,
il fallait la plume alerte et émouvante d’Ariane Audouin-Dubreuil, qui
s’est plongée depuis une trentaine d’années dans les archives
familiales. Elle relate l'aventure humaine, les exploits techniques, les
importants travaux archéologiques, artistiques, ethnographiques et
géologiques réalisés par les membres de la mission. Grâce aux progrès
des techniques de reproduction moderne, des documents jamais publiés
sont aujourd’hui mis en avant dans une nouvelle version de cette épopée
grandiose.
Dans un coffret aux couleurs de l’expédition, Ariane
Audouin-Dubreuil partage avec le lecteur de précieux fac-similés de
photos, de cartes, de lettres, rapports ou compte-rendus secrets. Entrez
dans l’intimité de ces aventuriers d’un autre temps !
A paraitre le 16 octobre 2013 chez Glénat Livres Gérard Conreur
Louis Audouin-Dubreuil, Correspondant de guerre malgré lui
Correspondances et notes 1914-1918
Ariane Audouin-Dubreuil
Un témoignage unique avec des photographies jamais publiées sur la Der des Ders.
« En
septembre 1914, un jeune hussard à cheval se presse vers les lieux de
combat de la Marne. Dès le mois d’octobre, il descend avec ses hommes
dans les tranchées du front d’Artois. En 1915-1916, il est à Verdun, au
Four de Paris, puis au bois de Malancourt. À la fin de l’été 1916, il
rejoint sur l’Yser les fusiliers marins dans les tranchées des polders
belges. En janvier 1917, à l’École d’aviation d’Avord, il s’initie au
pilotage des premiers appareils de guerre. Jusqu’à la fin des
hostilités, il est affecté dans l’aviation tunisienne des « Territoires
du Sud », sur la frontière libo-tunisienne fréquemment attaquée par les
Senoussis révoltés.
Un parcours sur quatre années de guerre, celui
d’un hussard qui, en 1914, croyait en une victoire rapide de la France
et rêvait de charger l’ennemi à cheval, sabre au clair. Il ne pouvait,
le 2 août 1914, alors qu’il rejoignait le 10e hussards à Tarbes, imaginer les épreuves qui l’attendaient sur tous les fronts de France.
Les
correspondances, les notes de guerre, les photographies restituent dans
le présent ouvrage cet épisode bref et intense de la vie de Louis
Audouin-Dubreuil. Ce temps qu’il avait enfoui dans un silence obstiné.
Il est des tragédies que les anciens combattants taisent, mon père était
de ceux-là. »
Ariane Audouin-Dubreuil
Artois,
Verdun, l‘Yser et la frontière Libo-Tunisienne. Ces quatre zones de
combat correspondent à une un lieu d’affectation de Louis
Audouin-Dubreuil sur le front entre 1914 et 1918. Alors qu’il n’est
qu’un tout jeune soldat, muni d’une autorisation extraordinaire de port
d’appareil photographique, le jeune hussard raconte ses liaisons, ses
reconnaissances et ses descentes aux tranchées. Suivent les notes et les
correspondances échangées avec sa famille, ses amis, ses compagnons
d’armes.
Trois albums de photographies légendées, datées et
numérotées de la main de Louis Audouin-Dubreuil, et les pellicules
correspondantes restituent fidèlement lieux, contextes et personnages
dans un livre original et unique en son genre.
Jules Verne a vécu l’une
des époques les plus fécondes de notre temps, entre romantisme et modernité. Une époque marquée par le progrès
et bercée par le scientisme. Né sous la Restauration, il a connu deux
républiques : celle de 48 et la très longue III° République, et un empire, le
Second, celui de Napoléon III. Il a connu aussi la Guerre de 1870, le siège et
la Commune de Paris. Mais il a vu aussi et surtout la révolution industrielle
modifier la face du monde. Retour sur ce qui a vraiment changé à
son époque.
Jules Verne
Jules Verne est né dans un
monde où l’on se déplaçait peu et mal, à la rigueur en voiture à cheval, fiacre
ou diligence. A cette époque, il fallait une douzaine d’heures pour aller de
Paris à Rouen. 12 heures pour
faire environ 130 km sur terrain plat sans obstacle majeur. La France était dépourvue de réseau ferré dont on ne
voyait pas l’utilité. De plus, certains érudits affirmaient que l’organisme
humain ne supporterait pas une vitesse de l’ordre de 50 km/heure. A cette
vitesse, les poumons ne pouvant fonctionner normalement, l’asphyxie était
inévitable pour les infortunés voyageurs.
Le chemin de fer apparaît sous Louis-Philippe mais prend son essor sous Napoléon
III. Aventure extrême dont on imagine mal de nos jours les aspects technologiques, économiques et financiers. 1 800 kilomètres de voies ferrées
sont construits en 1847. Il y en aura 18 000 en exploitation, soit dix fois
plus en 1870 !
A Nantes, ville natale de
l’écrivain, le commerce de l’ébène était florissant. La traite des noirs cesse
lorsque Victor Schœlcher, obtient le vote par l’Assemblée nationale du décret
d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises le 27
avril 1848. Jules Verne est
alors âgé de 20 ans. Toujours à Nantes comme dans tous les ports, l’époque voit
apparaître la roue à aubes dont la vapeur constitue la force motrice puis
l’hélice tandis que la coque des navires jusqu'alors en bois devient métallique. Les immenses
progrès de l’architecture navale marqueront le Nantais au point qu’il écrira
Une ville flottante en 1871 où l’action se passe sur le Great Eastern, un fabuleux
géant des mers très en avance sur son temps et qui a réellement existé.
Mais Jules Verne a-t-il été
visionnaire pour 20 000 lieues sous les mers ? Pas vraiment. En
réalité, et sans remonter à Alexandre le Grand et sa cloche sous-marine, l’un
des premiers sous-marins (à coque en bois) est l’œuvre de l’américain Fulton
dont les essais sont menés en France en 1798 mais l’invention restera sans
suite dans notre pays où malgré l’état de guerre avec la Grande Bretagne, on
jugera déloyal ce type de marine de guerre invisible pour l’ennemi. Dernier
détail, Fulton avait baptisé son navire sous-marin : le Nautilus….
A gauche : La grande Sarah Bernhardt
Capturer l'image animée et le son de la voix,
un rêve qu'évoque Jules Verne dans son roman publié en 1892mais écrit trois ans plus tôt : Le Château des Carpathes orà
cette époque cela fait déjà dix ans que Thomas A. Edison a inventé le
phonographe à cylindre. Enfin, l'image animée - la chronophotographie,
notamment - est l'objet de nombreux travaux (Muybridge, Marey, Demenÿ,
etc.) qui
aboutiront en 1895 au cinématographe.
Reste la conquête du ciel.
Les vols en ballon libre sont nombreux à l’époque de Jules Verne. Pas étonnant
donc qu’il s’en inspire. Ainsi durant le siège de Paris lors de la Guerre de
1870, Léon Gambetta quitte la capitale pour Tours mais le transport en ballon
libre est aléatoire et le ballon de Gambetta dérivera à l'opposé, vers la
...Picardie. Alors, le réel progrès ce serait le dirigeable. Le mot
aviation est inventé en 1863 par Gabriel
de La Landelle et on retrouve dans ce milieu de farfelus les noms de Nadar et
de Ponton d'Amécourt, tous deux amis de Jules Verne. Ponton d’Amécourt imagine
que l’aluminium, métal nouveau, léger et révolutionnaire, pourrait entrer dans
la fabrication d'un engin volant fonctionnant à la vapeur et capable même de
faire du sur place : l’hélicoptère.
L'exposition unverselle de 1900
Mais comme le rail sous
Charles X, la conquête de l’air est d’abord une question de mentalité. Des
historiens pensent que le succès de la montgolfière et le recours aux ballons libres
ont freiné toutes les recherches vers l’aviation proprement dite. Cela dit,
lorsque Jules Verne disparaît en 1905, Clément Ader, quinze ans plus tôt, en
1890 nous a fait entrer dans le règne des plus lourds que l’air avec le vol de
l’Eole à …20 centimètres d’altitude sur une distance de 50 mètres.
Quatre vingt
printemps plus tard, - chiffre fétiche pour Jules Verne - premier vol du
Concorde et la même année, en juillet, le rêve de Jules Verne se réalise : des
hommes ont marché sur la Lune...
Gérard Conreur pour France Culture, 21 janvier 2011