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lundi 4 novembre 2013

Pour nous, tout a commencé en...

De nos premiers pas à nos premières fois

A Offrir ou à s'offrir !

Dans la lignée de la collection " 1001 secrets... ", Prat propose une nouvelle collection au ton personnel et complice, cultivant une grande proximité avec le lecteur (ton, style, accroches, partage de souvenirs personnels...). Destiné à tous ceux qui sont nés en 1963 - mais bien d'autres années sont évidemment disponibles - : un livre-cadeau à offrir et à s'offrir, qui suscite l'émotion, la nostalgie avec des photos et des souvenirs, de la naissance à 25 ans, des premiers pas aux premières fois !

Pour retrouver la saveur de son enfance : mode, vie quotidienne, jeux, marques, musique, séries télévisées, événements marquants, anecdotes emblématiques... Tout ce qui a marqué les années de jeunesse, à la maison ou à l'école, entre amis ou en famille.


Loin des condensés de culture générale, des grandes dates ou des événements à retenir, il fait bon se rappeler un moment personnel qui devient celui d'une génération, faire d'un souvenir collectif une anecdote qui touche chacun. Des textes sympathiques et drôles, très faciles à lire, accompagnés de publicités d'époque, de citations typiques...

Chacun pourra vivre ou faire vivre un moment de détente avec un quiz (paroles de chansons, répliques cultes de cinéma...) et des espaces personnalisables (photo à coller, souvenirs personnels à noter...).

Actuellement la collection très récente concerne les années se terminant par 3 et par 4 mais d'autres années suivront très rapidement.

Collection : De nos premiers pas à nos premières fois, date de parution : 24 octobre 2013, 64 pages. Prix : 7,90 euros. Prat Editions.

Louis Audouin-Dubreuil, Lignes de fronts



Marne - Artois - Verdun - Yser - Tunisie 1914-1918

correspondances et notes de Louis Audouin-Dubreuil sur les fronts de France et d’ailleurs

Le lecteur connaît Louis Audouin-Dubreuil : c’est l’explorateur qui avait conduit les Missions Citroën sur les pistes d’Afrique et d’Asie et le vieux Saharien guettant l’aube au sommet de son bordj dominant l’oasis de Timimoun. On n’avait cependant jamais évoqué jusqu’à ce jour le cavalier du 10e régiment des hussards. Voici le chaînon manquant à ce parcours, quatre années d’une expérience de vie dure, douloureuse, passionnante qui forma l’homme qu’il devint.

En septembre 1914, il combat sur la Marne, puis dès le mois d’octobre, il descend avec ses hommes dans les tranchées du front d’Artois. En 1915-1916, il est à Verdun, au Four de Paris, puis au bois de Malancourt. À la fin de l’été 1916, il rejoint sur l’Yser les fusiliers marins dans les tranchées des polders belges. En janvier 1917, à l’École d’aviation d’Avord, il s’initie au pilotage des premiers appareils de guerre. Jusqu’à la fin des hostilités, il est affecté dans l’aviation tunisienne des « Territoires du Sud », sur la frontière libo-tunisienne fréquemment attaquée par les Senoussis révoltés.

En proposant l’intégralité des correspondances et des notes de guerre de son père, de sa famille et de ses amis, Ariane Audouin-Dubreuil effectue un véritable devoir de mémoire.  Après avoir retrouvé dans les archives familiales ces documents extraordinaires, elle a décidé de partager les carnets de notes, prises quasi quotidiennement à l’encre noire, rouge et au crayon, sur un mini-calepin, sur des feuillets de papier de soie ou de brouillon, les lettres entre un fils et sa mère, un jeune homme et ses compagnons d’armes… Ces textes restituent une vérité, une réalité de l’instant vécu : peu de lignes parfois mais intenses, dramatiques, banales, drôles. Elles sont reproduites intégralement car elles sont apparues comme indissociables des correspondances qu’elles viennent compléter.

Format : 140 x 200mm, 312 pages, souple, à paraître le 6 novembre, EAN/ISBN : 9782723496452. Prix TTC : 19.50 euros.

lundi 28 octobre 2013

1914-1918 : Les romans de la Grande Guerre chez Points



2014 marquera le centième anniversaire du début de la Grande Guerre, la Première Guerre mondiale. Il faut se souvenir de ce drame terrible qui a déchiré durant de longues années l’Europe et conduit à la tombe des millions d’hommes fauchés en pleine jeunesse. Faut-il donner des chiffres ? Dresser  un bilan ? L’événement tragique semble aujourd’hui hors de notre portée. Aussi , laissons de côté les chiffres, les répercussions politiques ou économiques, incommensurables qui pesèrent sur le vieux continent à jamais dévasté lorsque les armes se turent et penchons nous sur ceux de 14 dont la collection Points à sélectionner quatre titres incontournables.


Ceux de 14, Maurice Genevoix
Un récit de guerre terriblement humain
Très grièvement blessé lors de la guerre de 1914-1918, Maurice Genevoix rassemble ses souvenirs de soldat. Il n’avait que 24 ans lorsqu’il prit le commandement d’une compagnie en août 1914. Tandis que se tissaient des relations faites d’entraide et de peur, il fit face à l’horreur des combats, des cadavres mutilés, de l’inimaginable. Notez encore que la série Ceux de 14, adaptée du roman par Olivier Schatzky, sera diffusée sur France 3 début 2014 et comprendra six épisodes de 52 minutes.

« Rédigé presque sur le vif, ce journal de guerre frappe par son absence de fioritures. Les dialogues sonnent si juste que la censure militaire les caviarda. » (Lire)
800 pages, 9,00€

Maurice Genevoix (1890-1980) a combattu pendant la Première Guerre mondiale. Prix Goncourt pour Raboliot, il a été élu à l’Académie française en 1946.


Des garçons d’avenir, Nathalie Bauer

Ceux qui tentent de survivre à l’enfer
En 1915, Raymond Bonnefous, étudiant en médecine, part pour l’enfer des tranchées. Aux postes de secours, où défile l’effarant cortège de blessés et de mutilés, avec ses amis
médecins, il soulage au mieux la souffrance. Par leurs bavardages complices, leurs repas
gargantuesques, leurs escapades à Paris et leurs amourettes, ces « garçons d’avenir »
préservent leur amour de la vie.

Sélectionné pour le prix Femina 2011 et le prix des Libraires Fnac 2011.
« Un roman magique et généreux sur un aspect méconnu de la Première Guerre
mondiale. » (La Croix)
« Avec ce troisième roman, Nathalie Bauer se révèle une grande romancière. »
(Télérama)
408 pages, 7,70€

Traductrice de l’italien, docteur en histoire, Nathalie Bauer publie ici son troisième roman, inspiré par les témoignages écrits de son grand-père sur la Grande Guerre.



Comme neige au soleil, William Boyd

Une guerre ubuesque
Au pied du Kilimandjaro retentit l'écho lointain d'un attentat à Sarajevo… Colons, fermiers
et militaires se jettent avec ardeur dans la guerre, persuadés qu’elle ne durera pas : il fait bien trop chaud pour se battre ! Pourtant, quatre ans plus tard, l'armée allemande d'Afrique n'a toujours pas capitulé… car personne ne lui a ordonné de le faire.

155 000 exemplaires vendus chez Points depuis 1986 : un des
plus grands succès de William Boyd en poche.

« Achetez ce livre ! Si vous ne l’aimez pas, je vous rembourserai ! »
(Bernard Pivot)
« Boyd nous offre une version guignolesque du plus grand cataclysme du XXe
siècle. » (L'Express)

460 pages, 8,00€

Né au Ghana en 1952, William Boyd a enseigné la littérature à Oxford. Tous ses romans, dont L’Attente de l’aube et Orages ordinaires, sont disponibles en Points.


Toutes ces vies qu’on abandonne, Virginie Ollagnier

L’Histoire à hauteur d’homme
En 1918, l’armistice est signé, mais les trains continuent à ramener du front des hommes meurtris. L’un d’eux, soldat anonyme au visage émacié, semble ne pas vouloir se réveiller.
Est-ce l’étrange beauté de ce corps muet qui éveille les sentiments de Claire ? Ou sa détermination à soulager les souffrances ? De confessions timides en aveux fervents, la jeune infirmière et l’inconnu se découvrent…

Prix Jean-Monnet des lycéens en 2007.

« On tombe sous le charme d'une ambiance, d'une pétillance d'esprit. »
(Le Matricule des anges)
« Le lecteur souffre avec cet homme qui pourrait être une allégorie de l’écrivain, enclos dans un corps sans cesse submergé d’émotions et traversé de phrases. Pari romanesque réussi. »
(Le Figaro littéraire)

288 pages, 7,20€

Née à Lyon en 1970, Virginie Ollagnier est formatrice et scénariste de la bande dessinée Kia Ora. Deux de ses romans, Toutes ces vies qu’on abandonne et L’Incertain, sont disponibles en Points.


vendredi 25 octobre 2013

Ces bateaux qui ont découvert le monde

Embarquement immédiat à bord des bateaux des grands explorateurs !

Ils ont pour noms de baptême la Santa Maria, la Boussole, le Golden Hind, la Calypso, Tara. Tous ces bateaux ont pour point commun d’avoir découvert de nouvelles terres, de nouvelles mers, et ainsi d’avoir repoussé les limites de notre horizon. Sans eux, Christophe Colomb n’aurait pas découvert l’Amérique, La Pérouse ne se serait pas aventuré dans les îles du Pacifique, Francis Drake n’aurait pas fait son tour du monde, Cousteau n’aurait pas exploré le fond des océans, Jean-Louis Étienne n’aurait pas mené à bien ses explorations scientifiques en Antarctique.

Bateaux phéniciens, drakkars, caravelles, galions, goélettes : à travers une vingtaine de portraits de bateaux mythiques, Jean-Benoît Héron nous raconte l’histoire des explorations maritimes. Il nous emmène à bord des embarcations des grands explorateurs et nous fait partager la vie de ces aventuriers des mers, qu’ils s’appellent Phyteas, Magellan, James Cook ou Thor Heyerdahl. Ses dessins à l’aquarelle, d’une précision et d’un réalisme absolument remarquables, font de ce petit livre un grand ouvrage signé Jean-Benoit Héron.

Mon avis : Une chanson disait : Quand je vois passer des bateaux, j'ai envie de me foutre à l'eau... Quand on rêve à ces grands vaisseaux qui ont fait l'histoire du monde, comment ne pas être fasciné ? Comment ne pas avoir envie de monter à bord ? Entendre le craquement du bois, recevoir ces embruns de mer, percevoir le sifflement rageur du vent dans les voiles, la tiédeur des alizés à la saveur vanillée. Petit livre largement illustré par l'auteur et d'un format pratique, il n'a pas fini de vous faire voyager. Bienvenue à bord !

Ces bateaux qui ont découvert le monde de Jean-Benoit Héron (Edition Glénat, Chasse Marée)


  • Univers: La mer
  • Type: Beau livre
  • Collection: Histoire maritime, Format : 120 x 190 mm, 128 pages, Façonnage: Souple
  • A paraître le 30.10.2013, EAN/ISBN : 9782723497343
Prix : 13.50 €

Gérard Conreur

lundi 21 octobre 2013

Les dynasties des rois de France

Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois et Bourbons, cet ouvrage complet et richement illustré présente les dynasties françaises qui ont régné pendant près de 1400 ans sur notre pays.

Découvrez comment la royauté s’est construite et a évolué, façonnant à tout jamais l’Histoire de France. Défenseurs de leur terre et de leurs sujets, luttes pour le pouvoir et pour la gloire, les rois fascinent par leur grandeur et par les mystères qui entourent leur vie privée. Des origines de la monarchie française, au triomphe du Roi-Soleil, les grandes dynasties françaises n'auront plus de secret pour vous !

Mérovingiens : aux origines de la monarchie française, Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois et Bourbons, cet ouvrage complet et richement illustré présente les dynasties françaises qui ont régné pendant près de 1400 ans. Découvrez comment la royauté s’est construite et a évolué, façonnant à tout jamais l’Histoire de France.

Défenseurs de leur terre et de leurs sujets, luttes pour le pouvoir et pour la gloire, les rois
fascinent par leur grandeur et par les mystères qui entourent leur vie privée. Des origines de la monarchie française, au triomphe du Roi-Soleil, les grandes dynasties françaises n'auront plus de secret pour vous !

Mérovingiens : aux origines de la monarchie française
Carolingiens : A la conquête de l’Occident
Capétiens : La Fondation du Royaume de France
Valois : Du Moyen-Âge à la Renaissance
Bourbons : Les Lis et le Soleil

Mon avis : Ouvrage collectif remarquable qui ravira tous les passionnés d’Histoire sans exception. La royauté en France, c’est une large part de l’histoire de notre pays. Pourtant, elle est la plus méconnue et ce livre est là pour apporter un éclairage nouveau sur tous ces rois qui ont fait la France.

Diffusion Glenat Livres, publié dans la collection L’Histoire de France, 464 pages. Format : 235 x 281 mm. Façonnage : Cartonné. Prix TTC : 39,00 €. A paraître le 23 octobre 2013.


Gérard Conreur, 17 octobre 2013

mardi 1 octobre 2013

La Croisière jaune : les documents inédits à paraitre chez Glénat Livres

La Croisière Jaune : les documents inédits

version documentaire

Ariane Audouin-Dubreuil

Redécouvrez la Croisière Jaune à travers les souvenirs inédits des explorateurs de l’époque.
L'expédition Citroën Centre-Asie constitue l'une des aventures les plus exceptionnelles du XXe siècle. 42 hommes courageux, prêts à affronter tous les obstacles de la nature, tous les dangers, s'engagèrent délibérément dans une Asie centrale alors profondément troublée, sur un parcours de plus de 13 000 km entre Beyrouth, Pékin et Saïgon. Ils remontèrent ainsi l'antique route de la soie, en franchissant les hauts cols du Karakorum dans l'Himalaya.

Pour raconter cette expédition, il fallait la plume alerte et émouvante d’Ariane Audouin-Dubreuil, qui s’est plongée depuis une trentaine d’années dans les archives familiales. Elle relate l'aventure humaine, les exploits techniques, les importants travaux archéologiques, artistiques, ethnographiques et géologiques réalisés par les membres de la mission. Grâce aux progrès des techniques de reproduction moderne, des documents jamais publiés sont aujourd’hui mis en avant dans une nouvelle version de cette épopée grandiose.

Dans un coffret aux couleurs de l’expédition, Ariane Audouin-Dubreuil partage avec le lecteur de précieux fac-similés de photos, de cartes, de lettres, rapports ou compte-rendus secrets. Entrez dans l’intimité de ces aventuriers d’un autre temps !

A paraitre le 16 octobre 2013 chez Glénat Livres

Gérard Conreur

A paraitre le 16 octobre 2013, chez Glénat Livres

Louis Audouin-Dubreuil, Correspondant de guerre malgré lui

Correspondances et notes 1914-1918

Ariane Audouin-Dubreuil

Un témoignage unique avec des photographies jamais publiées sur la Der des Ders.
« En septembre 1914, un jeune hussard à cheval se presse vers les lieux de combat de la Marne. Dès le mois d’octobre, il descend avec ses hommes dans les tranchées du front d’Artois. En 1915-1916, il est à Verdun, au Four de Paris, puis au bois de Malancourt. À la fin de l’été 1916, il rejoint sur l’Yser les fusiliers marins dans les tranchées des polders belges. En janvier 1917, à l’École d’aviation d’Avord, il s’initie au pilotage des premiers appareils de guerre. Jusqu’à la fin des hostilités, il est affecté dans l’aviation tunisienne des « Territoires du Sud », sur la frontière libo-tunisienne fréquemment attaquée par les Senoussis révoltés.
Un parcours sur quatre années de guerre, celui d’un hussard qui, en 1914, croyait en une victoire rapide de la France et rêvait de charger l’ennemi à cheval, sabre au clair. Il ne pouvait, le 2 août 1914, alors qu’il rejoignait le 10e hussards à Tarbes, imaginer les épreuves qui l’attendaient sur tous les fronts de France.
Les correspondances, les notes de guerre, les photographies restituent dans le présent ouvrage cet épisode bref et intense de la vie de Louis Audouin-Dubreuil. Ce temps qu’il avait enfoui dans un silence obstiné. Il est des tragédies que les anciens combattants taisent, mon père était de ceux-là. »

Ariane Audouin-Dubreuil


Artois, Verdun, l‘Yser et la frontière Libo-Tunisienne. Ces quatre zones de combat correspondent à une un lieu d’affectation de Louis Audouin-Dubreuil sur le front entre 1914 et 1918. Alors qu’il n’est qu’un tout jeune soldat, muni d’une autorisation extraordinaire de port d’appareil photographique, le jeune hussard raconte ses liaisons, ses reconnaissances et ses descentes aux tranchées. Suivent les notes et les correspondances échangées avec sa famille, ses amis, ses compagnons d’armes.
Trois albums de photographies légendées, datées et numérotées de la main de Louis Audouin-Dubreuil, et les pellicules correspondantes restituent fidèlement lieux, contextes et personnages dans un livre original et unique en son genre.

Gérard Conreur

lundi 31 janvier 2011

Le XIX° siècle de Jules Verne ou l’envol de la modernité

Jules Verne a vécu l’une des époques les plus fécondes de notre temps, entre romantisme et modernité. Une époque marquée par le progrès et bercée par le scientisme. Né sous la Restauration, il a connu deux républiques : celle de 48 et la très longue III° République, et un empire, le Second, celui de Napoléon III. Il a connu aussi la Guerre de 1870, le siège et la Commune de Paris. Mais il a vu aussi et surtout la révolution industrielle modifier la face du monde. Retour sur ce qui a vraiment changé à son époque.

Jules Verne

Jules Verne est né dans un monde où l’on se déplaçait peu et mal, à la rigueur en voiture à cheval, fiacre ou diligence. A cette époque, il fallait une douzaine d’heures pour aller de Paris à Rouen. 12 heures pour faire environ 130 km sur terrain plat sans obstacle majeur. La France était dépourvue de réseau ferré dont on ne voyait pas l’utilité. De plus, certains érudits affirmaient que l’organisme humain ne supporterait pas une vitesse de l’ordre de 50 km/heure. A cette vitesse, les poumons ne pouvant fonctionner normalement, l’asphyxie était inévitable pour les infortunés voyageurs.

Le chemin de fer apparaît sous Louis-Philippe mais prend son essor sous Napoléon III. Aventure extrême dont on imagine mal de nos jours les aspects technologiques, économiques et financiers. 1 800 kilomètres de voies ferrées sont construits en 1847. Il y en aura 18 000 en exploitation, soit dix fois plus en 1870 !


Illustration pour les Aventures du capitaine Hatteras ©Folio
A Nantes, ville natale de l’écrivain, le commerce de l’ébène était florissant. La traite des noirs cesse lorsque Victor Schœlcher, obtient le vote par l’Assemblée nationale du décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises le 27 avril 1848. Jules Verne est alors âgé de 20 ans. Toujours à Nantes comme dans tous les ports, l’époque voit apparaître la roue à aubes dont la vapeur constitue la force motrice puis l’hélice tandis que la coque des navires jusqu'alors en bois devient métallique. Les immenses progrès de l’architecture navale marqueront le Nantais au point qu’il écrira Une ville flottante en 1871 où l’action se passe sur le Great Eastern, un fabuleux géant des mers très en avance sur son temps et qui a réellement existé.


Sarah Bernhardt ©Radio France


Mais Jules Verne a-t-il été visionnaire pour 20 000 lieues sous les mers ? Pas vraiment. En réalité, et sans remonter à Alexandre le Grand et sa cloche sous-marine, l’un des premiers sous-marins (à coque en bois) est l’œuvre de l’américain Fulton dont les essais sont menés en France en 1798 mais l’invention restera sans suite dans notre pays où malgré l’état de guerre avec la Grande Bretagne, on jugera déloyal ce type de marine de guerre invisible pour l’ennemi. Dernier détail, Fulton avait baptisé son navire sous-marin : le Nautilus….

A gauche : La grande Sarah Bernhardt 

Capturer l'image animée et le son de la voix, un rêve qu'évoque Jules Verne dans son roman publié en 1892 mais écrit trois ans plus tôt : Le Château des Carpathes or à cette époque cela fait déjà dix ans que Thomas A. Edison a inventé le phonographe à cylindre. Enfin, l'image animée - la chronophotographie, notamment - est l'objet de nombreux travaux (Muybridge, Marey, Demenÿ, etc.) qui
aboutiront en 1895 au cinématographe.
Lecture





Reste la conquête du ciel. Les vols en ballon libre sont nombreux à l’époque de Jules Verne. Pas étonnant donc qu’il s’en inspire. Ainsi durant le siège de Paris lors de la Guerre de 1870, Léon Gambetta quitte la capitale pour Tours mais le transport en ballon libre est aléatoire et le ballon de Gambetta dérivera à l'opposé, vers la ...Picardie. Alors, le réel progrès ce serait le dirigeable. Le mot aviation  est inventé en 1863 par Gabriel de La Landelle et on retrouve dans ce milieu de farfelus les noms de Nadar et de Ponton d'Amécourt, tous deux amis de Jules Verne. Ponton d’Amécourt imagine que l’aluminium, métal nouveau, léger et révolutionnaire, pourrait entrer dans la fabrication d'un engin volant fonctionnant à la vapeur et capable même de faire du sur place : l’hélicoptère.

L'exposition unverselle de 1900
Mais comme le rail sous Charles X, la conquête de l’air est d’abord une question de mentalité. Des historiens pensent que le succès de la montgolfière et le recours aux ballons libres ont freiné toutes les recherches vers l’aviation proprement dite. Cela dit, lorsque Jules Verne disparaît en 1905, Clément Ader, quinze ans plus tôt, en 1890 nous a fait entrer dans le règne des plus lourds que l’air avec le vol de l’Eole à …20 centimètres d’altitude sur une distance de 50 mètres.

Quatre vingt printemps plus tard, - chiffre fétiche pour Jules Verne - premier vol du Concorde et la même année, en juillet, le rêve de Jules Verne se réalise : des hommes ont marché sur la Lune...

Gérard Conreur pour France Culture, 21 janvier 2011