Affichage des articles dont le libellé est Philosophie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Philosophie. Afficher tous les articles

lundi 6 avril 2015

Se changer, changer le monde



Des solutions concrètes pour mieux vivre ensemble

Aujourd'hui, nous avons tous pris conscience qu'il faut changer nos habitudes pour avoir un monde meilleur. Mais comment obtenir un tel résultats si nous ne sommes pas en paix avec nous-mêmes , Nous sommes responsables du monde et des valeurs que nous léguons aux générations futures. Chacun de nous peut faire sa "part du colibri" pour un changement plus global dans le monde. Chaque auteur de ce livre en a écrit un chapitre dans lequel il donne des solutions concrète et faciles à appliquer pour un avenir meilleur. 

Ce sont des hommes d'une grande sagesse, réunis pour la première fois : un moine bouddhiste, un psychiatre, un agriculteur philosophe et un professeur de médecine. Face au mal-être contemporain, face à la crise de sens et aux désastres écologiques, ils proposent des remèdes. Après avoir discuté, dialogué, échangé, chacun a écrit un chapitre, fruit de son expérience, donnant au lecteur des pistes pour agir et des conseils pratiques. C'est en se changeant que l'on changera le monde. 

"Le changement ne peut commencer qu'en chacun de nous" (Ilios Kotsou)

Les auteurs :

- Christophe André est psychiatre. Depuis plus de vingt ans, il s'interroge sur les valeurs que chacun peut développer pour une vie meilleure (l'estime de soi, l'imperfection).

- Jon Kabat-Zinn est professeur émérite de médecine. Depuis trente ans, il se bat pour adapter la méditation au monde occidental. Il en a fait un outil de soin, scientifiquement validé. Après avoir conquis les hôpitaux, la pleine conscience
est entrée dans les écoles et les entreprises.

- Pierre Rahbi le est le père de l'agro-écologie et défend, depuis plus de quarante ans, un monde plus respectueux de l'homme et de la terre. Par ses actions en Ardèche puis en Afrique et au Maghreb, par ses nombreux essais, il se bat pour une « sobriété heureuse ».

- Matthieu Ricard est moine bouddhiste. Il a passé sa vie dans l'intimité des plus grands maîtres spirituels.

- Ilios Kotsou, chercheur en psychologie des émotions, et Caroline Lesire, engagée dans la coopération au développement, ont coordonné ce travail. Ils présentent en fin d ouvrage une cinquantaine d associations dans le domaine de l éducation, de l écologie, de la consommation, etc. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


-  Poche: 213 pages
Editeur : J'ai lu (6 mars 2015)
Collection : J'ai lu Bien-être- Poche
-   Langue : Français
-   ISBN-10: 2290092274
-   ISBN-13: 978-2290092279
-   Prix : 8 euros

Petit éloge de la gentillesse



«Gentil n'a qu'un oeil.» L'expression populaire est sans équivoque. Selon elle, le gentil ne verrait pas les événements tels qu'ils sont. A la différence de celui qui louche, il ne verrait pas double mais... à-moitié. Sa vision monoculaire le handicaperait dans la vie de tous les jours. D'un démarcheur se présentant sur le seuil de sa porte pour lui proposer un contrat d'assurance vie, le gentil ne percevrait que l'apparence bonhomme. La complexité du monde, les six faces des choses et le double visage des personnes lui échapperaient donc.

Pourtant, la gentillesse a connu son heure de gloire ! Comment ce qui signifiait noblesse et désignait l'attitude du gentilhomme a-t-il pu devenir faiblesse et synonyme de borgne ? Comment cette vertu, qui aurait pu être cardinale, a-t-elle fini par devenir minimale} Soyons justes cependant : la disgrâce de la gentillesse n'est pas totale ! En effet, si d'un côté, j'éprouve de la compassion à l'égard d'une personne naïve et crédule, de l'autre, j'apprécie volontiers en elle sa bienveillance. D'où vient alors l'ambiguïté de cette notion qui évoque une attitude que je pratique à la sauvette pour ne pas paraître faible, mais dont j'aime être le destinataire car elle m'est salutaire ?

L'heure est venue pour la gentillesse de sortir du bois. Le cynisme est à son affaire dans son mépris de la gentillesse ; il est même à la manoeuvre. Mais ce mépris a montré ses limites : il est surtout une méprise sur soi et sur autrui. Avis aux cyniques : l'aspiration des hommes à la douceur n'est ni une reddition ni une résignation, elle est force et stratégie. En prenant conscience que la gentillesse n'est pas faiblesse, mais noblesse, je reconnais en elle une vertu prometteuse et annonciatrice d'un nouveau gentilhomme.

La mode est au cynisme. Il est donc mal vu d'être gentil. Dois-je pour autant m'incliner devant le regard qui ravale la gentillesse au rang de faiblesse ? Dans cet essai stimulant, Emmanuel Jaffelin montre : que la gentillesse n'a pas dit son dernier mot et qu'elle est une vertu d'avenir. Source d'une morale vivifiante, elle prend le relais des morales fondées sur le devoir. Sa révolution douce renferme une promesse : celle de réconcilier les vieilles civilisations de l'honneur avec notre société du bonheur.

L’auteur : Agrégé de philosophie, Emmanuel Jaffelin enseigne aujourd'hui au lycée Lakanal de Sceaux et anime un atelier à la prison de Sequedin, dans le nord de la France. Alternativement à ses activités d'enseignement, il a été diplomate en Amérique latine et en Afrique.

Mon point de vue : Le monde tel qu’il est ne nous incline pas vraiment à la gentillesse mais faut-il en rester à ce constat stérile ? Comme le dit Lao-tseu : «Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres.»

Gérard Conreur


Editeur
Date de parution
11/03/2015
Collection
ISBN
2290098655
EAN
978-2290098653

En vente dans toutes les bonnes librairies : 6.90 euros