samedi 24 mai 2014

6 juin 44, la Lumière de L'Aube



Sortie DVD le 4 juin en exclusivité FNAC 




A l’occasion du soixante-dixième anniversaire du Débarquement, ce
film documentaire, entièrement réalisé avec des images d’archives
remasterisées et colorisées, retrace l’opération Overlord de sa génèse
à la bataille de Normandie.

Le film raconte l’épopée de la plus grande opération militaire que
l’homme ait jamais conçue, de 1943 à la Libération de Paris.
Convoquant les grandes figures politiques et militaires du conflit, le film
évoque les coulisses, les enjeux et les stratégies des différents
protagonistes pour gagner la guerre. Pour mieux comprendre ce
fabuleux exploit, le film propose une lecture à la fois géopolitique et
militaro-industrielle, sans oublier bien sûr le point de vue des
combattants anonymes qui viendront par milliers mourir sur les plages
normandes. Ce film a été conçu à la fois comme un spectacle visuel et
comme un hommage aux soldats qui se sont sacrifiés pour libérer
l’Europe.

Un film inédit écrit et réalisé par Jean-Christophe Rosé,
raconté par Samuel Le Bihan
Une production Kuiv-Michel Rotman
Diffusion sur France 2 le vendredi 6 juin 2014 à 20h45
Sortie DVD le 4 juin en exclusivité FNAC


Depuis la décision de débarquer en Normandie jusqu’à la Libération de Paris, le film
raconte une épopée qui a changé l’Histoire. Le 15 janvier 1944, le général Ike
Eisenhower arrive à Londres pour superviser les préparatifs de l’opération Overlord, en
français «Suzerain», la reine des batailles.
Depuis l’entrée en guerre des Etats Unis en 1941, Hitler redoutait une invasion sur les
côtes Ouest de l’Europe. Dès 1942, il ordonne la construction d’un mur le long de
l’Atlantique de la Norvège à la frontière Espagnole.
La présence d’Eisenhower à Londres confirme Hitler dans sa crainte d’une invasion
alliée à l’Ouest. Dès lors Hitler charge l’un de ses plus brillants généraux, le populaire
Erwin Rommel de renforcer les défenses de la forteresse Europe. Chez les alliés,
commence une préparation titanesque en moyens humains et matériels. Durant tout
l’hiver les «boys» arrivent par dizaines de milliers en Grande-Bretagne, où ils sont
soumis avec leurs camarades britanniques à des entraînements spécifiques.
Pendant toute cette période l’Amérique continue aussi de déverser sur le sol
britannique du matériel lourd, tandis que les alliés s‘attellent aussi à la construction de
gigantesques ports artificiels, destinés à être remorqués le jour J jusqu’aux côtes de
France. Pour qu’«Overlord» bénéficie de l’effet de surprise, il est fondamental de
cacher, ou à défaut, de camoufler, cette activité intense. Durant des semaines, les
services de renseignement alliés abreuvent l’ennemi de fausses informations, destinées
à le leurrer sur les lieux du débarquement, en lui suggérant que l’option «Pas de
Calais» a été retenue. Sur le sol anglais l’intoxication aussi est de mise, à voir installer
face aux côtes du Nord de la France, de faux aérodromes où fleurissent des avions
gonflables…

Début juin, tout est en place pour l’assaut amphibie le plus important de l’Histoire, tout
d’abord prévu le 5 juin. Mais depuis quelques jours le temps se gâte. Le 4 juin, alors
même que les premiers bâtiments basés dans le Nord de l’Angleterre font route vers la
Manche, une tempête éclate. Elle oblige Eisenhower à rappeler aux ports les bateaux
déjà partis. L’opération «Overlord» est désormais menacée, car les mouvements déjà
initiés risquent d’alerter les Allemands.
Pourtant, le 4 juin au soir, les prévisions météo sont un peu moins pessimistes.
Cette nuit là, en une demi-heure Eisenhower prend une décision qui met en jeu
le sort du monde. Ce sera le 6 juin 1944.

Dès le 5 Juin, l’énorme machine se met en marche. Le départ des troupes par
air ou par mer est abondamment documenté par les cameramen militaires. La
traversée et le déclenchement du bombardement naval aussi. Ces images
filmées permettent de voir que pour les assaillants les conditions varient de
plage à plage, et que les difficultés ne sont pas les mêmes partout.
Au soir du 6 juin 156 000 hommes ont débarqué sur la terre normande. Le bilan
humain de la journée est lourd –10 000 morts, blessés ou disparus – mais moins
que prévu. Le bilan militaire est partagé. Certes les Alliés ont établi une ligne de
front longue de 90 km, mais subsistent d’énormes brèches dans lesquelles les
Allemands vont tenter de s’engouffrer.

«La Bataille de Normandie» qui va suivre est terrible. Montgomery avait prédit
que Caen tomberait le 6 juin, la ville est libérée le 9 juillet. Les Alliés ont la
supériorité totale dans les airs et sur la mer et leurs effectifs dépassent de loin
ceux de l’ennemi. Mais les Allemands d’abord surpris, par l’attaque vont se
ressaisir. Malgré des forces diminuées, des équipements inadéquats et une
structure de commandement byzantine, ils livrent une résistance digne de leur
réputation et restent un ennemi redoutable. Le bilan de la bataille de Normandie
est effroyable : Côté allié, on comptera 37 000 morts et 172 000 blessés. Côté
allemand, les chiffres sont de 50 000 tués, 80 000 blessés et 210 000 disparus.
Les pertes civiles avoisineront les 20 000 tués. Il faudra onze semaines aux
alliés avant d’arriver à libérer Paris et pouvoir ensuite se lancer à l’assaut de l’Allemagne elle-même.


Note d’intention

Généralement on croit tout savoir du débarquement de juin1944, tant il a marqué l’Histoire. Pourtant au-delà de la geste guerrière, bien des aspects du débarquement sont souvent oubliés.
Il aura d’abord fallu plus de 2 ans à Staline, Churchill et Roosevelt le Président des Etats-Unis pour se mettre d’accord sur la date de cette opération. Leur accord scellé à la conférence de Téhéran en décembre 1943, commencent les vraies difficultés, des plus prosaïques aux plus
dramatiques.
Comment par exemple organiser la cohabitation entre 1 500 000 jeunes gars venus de la riche Amérique avec la population britannique alors si démunie ?
Comment préparer dans une Angleterre exsangue, la plus gigantesque opération amphibie de l’histoire, en essayant de tout cacher à un ennemi posté à quelques encablures à peine des côtes anglaises ?
Comment surmonter les obstacles quand même la nature et ses intempéries vous assaillent au moment décisif ?
Sait-on qu’au matin du 6 juin devant les difficultés rencontrées par les hommes sur la plage d’Omaha, le commandement américain a envisagé de stopper l’offensive, alors même que la gigantesque machine de guerre était déjà lancée à plein régime ?
Sait-on que les 1ère vagues d’assaut ne furent jamais filmées, sauf une, dans des conditions particulières. Sait-on ce qu’ont réellement vécu les hommes qui tenaient les caméras lors des assauts suivants ?
Sait-on combien l’entente entre américains et Britanniques fut soumise à rude épreuve durant toute cette période, avant que les Britanniques n’acceptent de laisser à la toute puissance américaine le soin de diriger la bataille finale ?
Force est de constater que des pans entiers de ce gigantesque évènement furent souvent estompés au profit du seul éclat de la victoire finale.
Ainsi ce film nous raconte, côté alliés et côté allemand cette gigantesque épopée, depuis sa préparation en Angleterre dès janvier 44, jusqu’à son aboutissement durant l’été. Avec les généraux américains, Dwight Eisenhower… Omar Bradley… l’anglais Bernard Montgomery… le
Premier Ministre Britannique Winston Churchill… le Maréchal allemand Erwin Rommel… Et puis aussi bien sûr les héros souvent anonymes qui ont fait ce débarquement…Sans oublier certains hommes tel le sergent Grant qui l’ont filmé au péril de leur vie…
Tous ensemble ils ont participé à ce fabuleux événement qui contrairement à la légende ne fut pas une marche triomphante, ce qui rend sa réussite d’autant plus glorieuse.
Jean-Christophe ROSÉ

Biographie : Jean-Christophe Rosé
Documentariste passionné de sport et d’histoire, Jean-Christophe Rosé est réalisateur depuis 1979. Il a conçu plus d’une vingtaine de films pour la télévision dont «Fausto Coppi, une histoire d’Italie», «L’Odyssée du coureur de fond» «Maradona, un gamin en or» ou « Hitler Mussolini, l’Opéra des assassins». Reconnu notamment pour ses films réalisés entièrement à base d’archives, toute sa technique et son art résident dans la qualité et le choix des images obtenues et la capacité à les faire parler.
Le récit qui accompagne l’archive et fusionne avec elle produit un effet de réelle vérité qui est la marque et la griffe de Jean-Christophe Rosé.

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